Enfant, Gustave

[Gustave] 18 mois

Et voilà le tour du Gustave 🙂

Faisons dans l’originalité pour commencer ce billet : 18 mois ! déjà ! mais où sont-ils passés tous ces mois ?! A ma décharge, je pourrais vous parler de mon cerveau qui me joue d’étranges tours. Les premiers mois de Gustave ont été tellement durs pour moi que mon cerveau les a purement et simplement occultés. Je pense qu’il m’était nécessaire d’oublier Alphonse si faible, si malade. Mais comme je regrette de ne pas avoir un seul souvenir de mon petit Gustave… C’est ainsi. Alors, dans la peur que mes souvenirs s’annihilent à nouveau, faisons ce petit point que j’espère transformer en rendez-vous.

Celestin

On avait tendance à dire que tu étais un bébé facile. C’est vrai que tu as du comprendre qu’il n’y avait pas tant de place pour toi à ta naissance. Tu te rattrapes bien maintenant ! Dire que tu es difficile serait exagéré. Mais tu sais ce que tu veux et tu sais très bien te faire comprendre. Tu maîtrises le « oui » et le « non » à la perfection. Gare à celui ou celle qui te contrarie : tu te mets en colère immédiatement. Pour toi aussi, l’apprentissage de la frustration n’est pas aisé.

Après des mois d’attente, tu t’es enfin lancé. Tu marches. Fier, bien campé sur tes petites jambes, tu veux tout explorer, tout escalader et surtout, plus que tout, faire comme ta grande sœur. Sauter, faire de la trottinette… je sais que ce sera acquis d’ici quelques mois. Je n’ai jamais été anxieuse quant à ton développement, mais c’est vrai que j’avais hâte ! Hâte que tu arrêtes d’user tes pantalons et de te salir les mains. Hâte que tu puisses porter ce que tu voulais emmener à l’autre bout de la pièce, plutôt que me le tendre pour que je te suive et te le rende là où tu voulais qu’il soit.

Tu dors bien. Très bien même. Tu as fait tes nuits à 2 mois et demi et ne t’es jamais plus réveillé depuis. Nous te couchons à 20h. Tu fais et dis « awa », envoies des bisous et nous ne t’entendons plus jusqu’à 7h. Le rêve de tout jeune parent. Même les dents et les maladies ne t’empêchent pas de dormir.

Le repas est également un vrai plaisir. Tu as décidé un jour, vers 16 mois, que tu ne voulais plus de petit pot. Du jour au lendemain, plus aucune purée ou compote, plus ou moins moulinée n’a pu entrer dans ta bouche. Avec ton papa, nous étions un peu ballot avec nos stocks (toujours 15 jours d’avance !) Mais tu as raison, les ravioles et le poulet, c’est meilleur. Aucun doute là dessus. A partir du moment où tu as voulu manger la même chose que les grands, tu as également voulu manger comme les grands. Enfin, comme Ernestine : avec les mains, tout seul. Un peu salement, mais en autonomie.

Tu n’aimes pas :

  • les shampoings. La tête dans l’eau et c’est la panique. Tu hurles, tu te débats, tu es tétanisé.  Il faut bien les laver de temps en temps tes jolies boucles.
  • qu’on rit de toi. Tes mimiques sont tellement adorables que parfois nous en rions. Mais que tu es susceptible ! Immédiatement, tu grognes, tu rugis. Je ne savais même pas qu’on pouvait être susceptible à cet âge.

Tu aimes :

  • les câlins et les bisous. J’adore sentir ta petite tête se lover dans mon cou. Tu ne le fais que quand tu es fatigué et j’espère à chaque fois que tu t’endormiras sur moi, comme quand tu étais bébé. Mais ce temps est révolu.
  • ton doudou. Tu l’appelles, tu le cherches. Constamment. Une journée sans doudou est une journée fichue.
  • les petites voitures. De toute taille, de toutes les couleurs. Les silencieuses et les bruyantes. Un garage et tu es un petit garçon comblé.
  • la dînette. Très tôt tu as commencé à cuisiner aussi. Tu ne m’amènes pas encore tes préparations, mais tu observes avec attention à chaque fois que ton frère ou ta sœur le fait.
  • la musique. Il t’arrive de pointer du doigt la chaîne Hi-Fi ou de dévaliser notre armoire où nous rangeons les CDs. Nous savons alors pertinemment que nous n’aurons pas de répit tant que tu n’auras rien écouté.
  • les livres. Nous n’avons pas encore instauré le rituel de l’histoire du soir. Il serait temps pourtant. Nous avons mis dans ta chambre une petite bibliothèque avec tous les livres bébés : il y a du choix.
  • le fromage. Nous sommes obligés de cacher le plateau à fromage tant que tu n’as mangé ton assiette. Autrement tu cesses de manger, pointe le doigt et réclame ton bout de camembert (ou roquefort. ou chèvre. tu n’es pas exigeant) à corps et à cris.

et tant de choses encore !

Mais ce que tu aimes par dessus tout, c’est aller réveiller Alphonse et Ernestine le matin. Les regarder, les singer. Rire et jouer avec eux. Et te chamailler, parfois.

 

Enfant, Ernestine

[Ernestine] 18 mois (redif)

En faisant le ménage sur mon autre blog, je suis tombée sur un article que j’ai adoré relire : celui des 18 mois d’Ernestine. C’est le seul que j’ai écrit comme ça et je le regrette. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Je me lance donc un défi : écrire un billet tous les six mois / tous les ans pour chacun de mes enfants afin de les rassembler en un petit manuscrit à leur offrir pour leur vingt ans. Ou leur dix huit ans. Ou le jour où il partiront de la maison… bref, dans longtemps !

Pour les curieuses, voilà celui que j’avais écrit il y a déjà deux ans :

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18 mois déjà ! Comme le temps file… je me souviens comme si c’était hier de tes coliques-toujours entre 1h et 2h30 du matin – de tes grands yeux étonnés qui ne se lassaient pas de regarder tes mains, de tes tout premiers sourires. Comme si c’était hier et pourtant, ta taille a (presque) doublé, ton poids (presque) triplé et tes progrès m’impressionnent très régulièrement.

 Comme je suis une éternelle râleuse, je vais commencer par ce qui ne va pas. Tu pleures, tu chouines, tu cries pour un rien. Depuis le début. Ou plus exactement, depuis que tu as compris que tu pouvais exprimer ta contrariété – c’est à dire très tôt ! Je me disais que ça  allait s’arranger en grandissant, et je me le dis toujours !, mais que l’attente est longue ! L’apprentissage de la frustration est un apprentissage comme un autre. Et il se trouve que pour toi, c’est un apprentissage difficile… On ne peut pas avoir de la chance à tous les coups.

Parce que, quand tu n’es pas contrariée tu es une petite fille intelligente, espiègle, chipie, drôle, attachante… Il n’y a pas de mot pour te décrire. Tu es toi et tu embrases régulièrement mon cœur de maman.

  • Déjà, et ce n’est pas rien, tu dors bien ! Quand on te dit que c’est l’heure d’aller au dodo, tu secoues ta petite main, dit « owa » et essaye d’escalader ton lit.
  • Ensuite, tu manges bien. Tu essayes de plus en plus de manger toute seule et tu te débrouilles assez bien. Et tu demandes de plus en plus à « goûter » ce qu’on mange. Même quand on t’explique que la 5ème cuillère ce n’est plus « goûter », c’est « manger »
  • Dans le bain, tu réclames du savon dans ta petite main et tu frottes ton ventre. Par contre, tu n’as pas encore compris que c’était bien de laver aussi le reste du corps.
  • Tu as marché à 16 mois et demi chez la nounou. Mais chez nous, c’était le 4 pattes. Quand tu croyais qu’on ne te voyait pas, tu te mettais debout… pour repartir à 4 pattes dès que tu t’apercevais qu’on te regardait. 3 semaines après, tu daignais marcher également chez nous, et depuis on ne t’arrête plus.
  • Tu parles ! Et tu connais tant de mots que je serai incapable de les lister. Alphonse a dit ses 1ers mots à 3 ans. On a beau savoir que c’est normal de commencer à parler vers 18 mois, je n’en reviens toujours pas ! Au moins, avec toi, je n’aurais pas l’inquiétude d’un éventuel autisme (aucun doute, j’aurais d’autres inquiétudes je le sais !)
  • Tu es fascinée par les chiens, les bébés et les hélicoptères. Lorsque tu fais une colère, il suffit de ça pour te distraire et te faire oublier pourquoi tu es contrariée.
  • L’époque où l’on pouvait t’habiller comme on voulait est déjà révolue. Le matin, c’est toi qui ouvre ton placard et choisis ce que tu veux mettre.
  • Tu adores jouer avec les voitures. Les livres c’est pas mal aussi. Quand on va à la bibliothèque, c’est toujours une fête.
  • Dire que tu as plein de cheveux serait exagéré. Mais ils commencent (enfin) à pousser et de petites boucles se forment. Il va bientôt falloir instaurer le rituel de brossage de cheveux.
  • Tu joues de plus en plus avec Alphonse. Il t’imite, tu l’imites et vous éclatez de rire. Vous jouez à coucou caché ou vous chantez des chansons ensemble. Voir la complicité se développer entre vous et quelque chose de merveilleux.

Bref, il n’y a plus de l’ombre d’un doute. Mon petit bébé est devenue une petite fille !

Pour l’inédit, ça sera demain 😉

Et au passage, si vous avez des conseils pour protéger les photos, je prends !!!

Lecture, TAG

Les livres et moi {TAG}

Quoi de plus léger pour commencer ce blog que l’excellent TAG de Picou ? J’ai toujours aimé lire alors je participe avec grand plaisir !

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Mon premier souvenir de lectrice

Je pense que le tout premier livre qui m’a marqué c’est Tistou les Pouces Verts. Un magnifique conte tout en poésie qui milite contre la guerre. Tistou est un petit garçon qui découvre qu’il a le pouvoir de faire pousser toutes les fleurs qu’il veut.  Il fleurit l’hôpital, la prison et même l’usine de canon de son père.

La place de la lecture dans ma vie

J’ai toujours été une grande lectrice. Toute petite je lisais dès que je le pouvais : en marchant, le soir au lieu de dormir… j’ai même fait quelques nuits blanches ! Avec les enfants, j’ai moins le temps de lire bien sûr mais dès que je peux je me plonge dans des romans. Et j’ai toujours une pile de livres qui m’attend. Mes magasins préférés sont de loin les petites librairies de quartier.

Ce que je lis

J’ai une très nette préférence pour les romans historiques. Je lis de temps en temps des polars ou thrillers mais, même si je les apprécie, j’ai souvent l’impression de perdre mon temps : je n’y apprends rien. Alors qu’avec les romans historiques, une fois fini, j’ai l’impression d’avoir appris comment les gens vivaient à telle ou telle époque, quels étaient les préoccupations… Bref après un bon roman historique, je me sens grandie.

Pour la même raison, j’aime également les romans (auto)biographiques. Et j’aime également beaucoup les romans d’apprentissage.

Le dernier livre que j’ai lu

Je viens de finir récemment le Souffle des Feuilles et des Promesses de Sarah McCoy. Cette histoire se passe au début du XXème siècle. Hallie Erminie est issue d’une famille de planteurs du Kentucky et rêve de devenir écrivain. Féministe avant l’heure, elle monte donc à New York chez les Yankees et y rencontre Post, un journaliste arrogant et farouche célibataire. J’ai beaucoup aimé ce roman qui mêle romance, Histoire et féminisme.

Mon dernier coup de cœur

Photo de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala. Ce roman a la particularité d’être écrit à la 2ème personne du singulier. L’héroïne, Méréana, est une femme ballotée par la vie, quelque part en Afrique. Mère célibataire de deux enfants, elle élève également la fille de sa sœur, morte du SIDA. Elle rêve de faire une formation dans l’informatique afin de mener une vie décente. En attendant, elle est casseuse de pierre, au milieu d’autres femmes toutes aussi pauvres qu’elle. Lorsqu’elle apprend que le gouvernement construit un immense aéroport et que le prix de la pierre flambe, elle décide qu’il n’y a pas de raison : elles, les femmes tout en bas de l’échelle, doivent en profiter également.

J’ai adoré ce roman. Passé la surprise du style (« Tu te réveilles le matin et tu sais d’avance que c’est un jour déjà levé qui se lève »), on s’y habitue et on se laisse embarquer dans le combat de ces femmes dans un pays corrompu qui ne leur laisse pas de place.

Le livre qui m’a le plus marqué

Quelle difficile question ! Après avoir longuement réfléchi j’ai décidé de te parler de l’Insoutenable légèreté de l’être de Milan Kundera. J’ai lu ce livre il y a plus de 10 ans et je m’en souviens encore. L’auteur émet dans ce livre une théorie assez intéressante : quels que soient nos choix, nous ne pourrons jamais savoir si ce sont les meilleurs car les conditions du choix ne se répètent jamais à l’identique. Mais ce n’est pas un livre philosophique, c’est un vrai roman avec ses personnages et leurs états d’âmes. Cependant, on peut en dégager une vraie réflexion. Je ne peux résister à donner un extrait :

« Qu’est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu’est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu’est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l’invraisemblable crinière, qui prononce d’une voix sombre : « Es muss sein !  » Qu’est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d’être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c’est la station de correspondance entre l’être et l’oubli. »

Mon pire souvenir de lecture

Sans l’ombre d’une hésitation : les Chants de Maldoror du compte de Lautréamont. Ce livre me semblait pourtant prometteur. Tellement que j’ai essayé plusieurs fois de le lire. Toujours en vain. C’est une écriture difficile et des propos révoltants. Si tu veux te faire du mal, c’est LE livre qu’il te faut.

Le(s) livre(s) que j’aimerais faire découvrir

Plus que des livres, ce sont des auteurs dont j’ai envie de te parler. De manière complètement arbitraire, j’en ai sélectionné trois :

  • Irving. Américain, il a des thématiques récurrentes dans toute son œuvre : absence du père, consommation de drogue, identité sexuelle… j’ai lu la majorité de ses romans et n’ai jamais été déçue.
  • Yasmina Khadra. Il a une écriture très dure. Si tu cherches des histoires faciles avec happy end, il n’est pas pour toi. Si en revanche tu cherches une plume qui fait naître des émotions, tu devrais te laisser tenter.
  • Hélène Grémillon. Elle n’a écrit que deux romans mais chacun a été pour moi comme une claque. Juste et sincère.

Un livre à succès/un grand classique auquel je n’ai pas accroché

J’ai détesté le Da Vinci Code. J’ai trouvé le style de Dan Brown abrutissant et… je ne me souviens pas du reste. Je me souviens juste qu’après l’avoir lu, je m’étais dit « tout ce bruit pour ça ?! »

Les prochains livres sur ma liste

J’ai tellement entendu parler de l’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante que j’ai une grande envie de la découvrir. J’ai également la Revanche des mères de Jim Fergus, qui est la suite de Mille Femmes Blanches, que j’avais dévoré (si tu ne connais pas cet auteur, je te le conseille aussi !)