Enfant, vie de maman

Comme un doudou

Il est 6h40. On est samedi matin. Au loin j’entends une petite voix qui m’appelle. « Maman… maman… maman… » Lancinante. Je ne bouge pas. Avec un peu de chance, il va se rendormir. C’est le week-end, on dort le week-end ! Je ne sais pas pourquoi, j’espère à chaque fois. Gustave ne s’est jamais rendormi le matin. Je donne un coup de coude à mon mari. « T’y vas ? » « Non. C’est toi » Comme tous les matins, il y a une courte paille invisible. Je dois reconnaître que le perdant n’est pas toujours le même. C’est déjà ça. Ce matin, c’est moi qui m’extirpe à grand peine de la chaleur de la couette.

« Gustave, c’est encore l’heure de faire dodo ! » Lui ne l’entend pas du tout ainsi. Debout dans son lit, il sautille, tout content de me voir. Il a enlevé sa gigoteuse. Si je n’ai pas de chance il a enlevé aussi son pantalon de pyjama. Et pour les matins qui partent mal, il enlève également la couche. Heureusement, ce matin il a tout gardé. Pantalon et couche. Je peux effectuer la translation directement. Je prends mon petit bonhomme pour le mettre dans notre lit. Au milieu de nous deux. Et je lui chuchote  » Rendors toi. Ce n’est pas encore l’heure de se lever »

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Il accepte de s’allonger. « Papa ? Maman ? » Il vérifie qu’on n’essaye pas de l’avoir, qu’on reste là, à ses côtés. Je lui promets qu’un matin de week-end, à 7h, nous n’avons aucune velléités de quitter notre lit. Alors il s’allonge, après avoir vérifié que son doudou est toujours dans sa petite main. Bien à l’abri.

C’est en général à ce moment que je sens son petit corps tout chaud tout contre moi. Gustave ne veut pas s’allonger entre nous, comme son frère et sa soeur le faisaient il n’y a pas si longtemps. Non. Gustave veut s’allonger sur moi. Je suis sur le dos et lui me fait un énorme câlin. Et je ne dois pas bouger. Même si j’ai mon nez dans ses cheveux ou un torticolis qui s’installe. Lui peut rester 20 bonnes minutes comme ça. Avec nos coeurs qui battent à l’unisson.

Jusqu’à ce que Alphonse et/ou Ernestine déboulent comme des tornades dans la chambre. Alors, tout de suite, Gustave se redresse. S’assoit sur le lit. Et dit de sa petite voix que je suis encore la seule à déchiffrer « Coucou Alphonse ! Coucou Enerstine ! Vous avez fait un gros dodo ? » Et là, il n’y a rien à faire. Il faut se lever. Il y a trois biberons à préparer.

Mes matins de we commencent toujours trop tôt. Mes fins de nuit sont toujours inconfortables. Mais je chéris ces moments privilégiés. Je sais qu’ils ne vont pas durer. Ceux où je sers mon fils dans mes bras comme lui sert son doudou.

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15 réflexions au sujet de “Comme un doudou”

  1. J’adore quand le weekend Tess vient nous rejoindre dans notre lit. « Maman, je peux venir faire un câlin? » Comment dire non? C’est si doux et agréable! Et rarement trop tôt chez nous 😉

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  2. Ben imagine, je suis un peu (mais pas trop, hein) jalouse … si FeuFolet se lève tôt, on peit espérer grappiller 10/15 minutes de rab’ dans notre lit avant d’avoir une demande péremptoire de petit déjeuné 😥.
    Et LutinCoquin, c’est quitte ou double, soit il fait sa grasse mat’ habituelle, soit tu peux toujours te brosser pour le recoucher 😢, moi j’aime les fins de nuits (de week-end) dans notre lit 😊

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  3. Oh quelle chance ! J’adorerais ça, mais aucune de mes deux filles n’a jamais accepté de dormir avec nous dans notre lit ! Quant à servir de doudou ou de matelas, idem : passé les premiers mois, elles vivent leur vie (et leurs nuits) en toute autonomie (même si les grasses mat sont rares 😉 ).

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  4. Oh oui, il y a cette affreuse minute où on les maudit d’interrompre notre sommeil…puis vite, ce bonheur qui nous submerge de pouvoir profiter de tant de douceur et d’amour.

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  5. Je t’ai enfin retrouvée ! J’avais l’habitude de te suivre sur ton ancien blog, j’ai découvert que tu l’avais fermé, mais je n’arrivais pas à me souvenir du nom de ton nouveau blog ! Bref, je suis contente de te lire 🙂
    Ici on n’a pas de câlins dans le lit. Vers ses 2 ans, on avait réussi à mettre Crapouillou dans notre lit les matins où il se réveillait trop tôt. Mais ça n’a pas duré longtemps. Et maintenant P’tit Matelot ne veut absolument pas en entendre parler. Par contre, une fois que le petit dèj est prit, ils adorent venir se cacher sous notre couette et faire les fous sur notre lit. Clairement, on n’a pas hérité des modèles « calmes » !!
    Sinon chez vous, pour prendre leurs biberons, c’est chacun sa place ou ils se battent pour le même fauteuil (comme chez moi) ? 😉

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