blog, Noël

Trêve de Noël

La semaine prochaine, c’est Noël, déjà ! J’ai hâte de faire découvrir cette fête à Gustave. L’année dernière, il était encore bien petit pour en profiter. Cette année, ce sera différent, je le sais.

C’est aussi l’occasion pour moi de faire une pause. Je serai bien occupée, et vous aussi probablement. La famille d’abord non ? Le numérique attendra.

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Attendre quoi ? J’avoue que c’est une question que je me pose pour deux principales raisons.

  • La première, c’est par rapport au temps que ça me prend. Et pourtant, j’écris mes articles assez vite… je les laisse infuser un jour ou deux dans ma tête, et paf, en trente minutes ils sont écrits ! Mais ces trente petites minutes hebdomadaires ne sont pas toujours faciles à trouver. Probablement parce que je ne fais pas de ce blog une priorité. Sûrement parce que nous n’avons qu’un ordinateur à la maison et que c’est le jouet favori de mon mari. Certainement parce que j’adore lire et que je préfère continuer mon livre – passionnant – du moment plutôt que venir raconter ma petite vie – banale.
  • La deuxième concerne la blogosphère en général. Quand je l’ai découverte, j’étais tout feu tout flamme. Elle m’a énormément apporté (un grand merci <3). Que ce soit des futilités, des réflexions élaborées… j’adorais lire toute sorte d’articles qui tantôt me guidaient, tantôt m’indignaient, tantôt me faisaient rire. Mais je me suis lassée. Après trois ans de lecture assidue, je me rends compte que les thèmes ne se renouvellent pas beaucoup. Et je me dis que ce n’est pas un hasard si la majorité des blogueuses parentales sont de jeunes mamans. Les jeunes mamans se cherchent et se découvrent. Les plus aguerries se posent beaucoup de questions (et ont plus la tête dans le guidon ?)

Je me suis servie de mon blog de manière complétement égoïste lorsqu’Alphonse luttait pour sa vie et je suis persuadée que c’est grâce à cet exutoire que j’ai tenu. Loin de moi l’idée de dénigrer cette blogosphère donc. Juste le constat, un peu amer, qu’il est peut-être temps de passer à autre chose.

Et puis, je sais qu’il y aura toujours des articles que j’aurais envie d’écrire. Mais ce qui est chouette c’est que DMT me laisse cette opportunité. Sans obligation. Sans pression. Tout en bienveillance.

Il est certain que je continuerai à alimenter le blog d’Alphonse pour vous donner des nouvelles. Il n’est pas dit que je n’ai pas besoin d’exutoire à nouveau d’ici 3 mois, 6 mois, 1 an… qui sait ?

Mais ce blog là, léger et semblable à tant d’autres, ai-je envie de continuer  ? Je n’en sais fichtrement rien. Alors ces fêtes arrivent à point nommé.

En attendant, je te souhaite de très belles fêtes et une belle année 2019 avec un petit bébé pour ces femmes qui se rêvent maman (peu importe le nombre d’aînés ;), et surtout des enfants qui grandissent et s’épanouissent dans l’harmonie du foyer.

A très vite, ici ou là.

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Enfant, Noël

Je crois que je préfère l’Avent à Noël.

Ça y est, c’est officiel, nous sommes en décembre, l’Avent a commencé : on peut parler de Noël, penser à Noël, préparer Noël ! Et, en y réfléchissant, je me suis dit que même si j’aimais cette fête (comme 99% des gens…) ce que j’aimais vraiment c’était l’Avent. Et ce depuis que j’ai des enfants en âge de se réjouir.

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La notion  de temporalité commence souvent avec Noël : les enfants adorent cette fête (les miens en tout cas !). Et, l’année dernière, elle était à peine passée que j’avais déjà droit à la sempiternelle question : « dis maman, c’est quand Noël ? » Leurs yeux ahuris quand je leur répondais qu’il fallait attendre un an me touchaient (« mais c’est quoi un an ?! »). Dès janvier, Alphonse et Ernestine commençaient leur liste au père Noël. Je dois bien avouer que j’ai contribué – inconsciemment d’abord – à entretenir la flamme : quand ils me disaient « maman je veux ça » le ça allant de la Porsche avec le garage assorti au tube à bulles, je répondais invariablement « d’accord, je le marque sur ta liste » (virtuelle la liste évidemment, je te laisse imaginer la longueur qu’elle pourrait atteindre en un an…) J’adore cette réponse : de mon côté, c’est la tranquillité : jamais de crise de colère même au beau milieu d’un magasin de jouets, de leur côté c’est entretenir la magie de Noël en toutes saisons.

Et ça y est ! Mes enfants ont les yeux qui brillent. Noël se rapproche enfin. Leur liste de Noël est restée virtuelle mais peu importe, il y a des choses plus importantes

  • Le calendrier de l’Avent d’abord. Je voulais en faire un moi-même cette année. Varier chocolat, légo ou autres. Et puis le temps a passé, comme d’habitude je me suis retrouvée acculée devant l’échéance et j’ai emmené les enfants au magasin. Quelle fête pour eux ! Il y avait encore une dizaine de choix (en promo huhu). L’ouverture de la petite fenêtre est faite religieusement tous les matins.
  • Le sapin. Que serait Noël sans sapin ?! Ramener un sapin à la maison est une des choses qui leur fait le plus plaisir. Ils sautent et dansent partout. Se disputent pour mettre boules et guirlandes. Et j’adore la magie que dégage la guirlande lumineuse. Le soir, on vit dans une ambiance feutrée entre cette lumière incandescente et le lumignon du jour (j’adore le calendrier de Yankee Candle !) Ernestine dit bonne nuit au sapin avant d’aller se coucher. J’adore
  • Faire la crèche. La religion catholique m’indiffère mais elle est très importante pour mon mari. Et je souhaite offrir à mes enfants (baptisés) l’opportunité de choisir s’ils veulent croire ou pas quand ils seront en âge de réfléchir. Noël sert également à ça chez nous.
  • Enfin, à l’école la mode est au chants de Noël. Alphonse et Ernestine apprennent plein de chansons toutes mignonnes qu’ils chantent le soir. Je les encourage dès que je peux (mention spéciale aux « jouets fatigués » au lieu de « jouets par millier » !)

Et toute cette période dure 24 jours ! Il y a beau avoir des soirs comme ça, ou des soirs malades, on sait qu’on se rattrapera le lendemain, la semaine suivante. On a le temps. Le temps de vivre pleinement cette période et de la savourer.

Alors que Noël, on cligne des yeux et c’est fini. Certes, je prends toujours beaucoup de plaisir à voir la famille. L’ambiance est à la fête. Mais cette abondance de victuailles, cette injonction au bonheur en fait une fête un peu too much à mes yeux. Le lendemain de Noël, avec ou sans alcool, il y a comme un effet gueule de bois. Sans parler de la fatigue engendrée par cette seule semaine de vacances perdue au milieu de l’hiver (mais bon, toi et moi, on sait bien que de toute façon le travail est plus reposant que n’importe quelle semaine de vacances avec trois enfants en bas âge 😉 ) Et puis, c’est bien connu, le désir procure un certain bonheur.

Alors c’est certain, j’aime Noël mais je préfère de loin l’effervescence de ces 24 jours qui le précèdent.

Et toi ? Qu’en penses-tu ?!